Ce glossaire de l’automobile réunit les termes techniques et réglementaires les plus utiles aux conducteurs, de l’entretien courant aux démarches administratives et aux catégories de permis. Chaque définition renvoie à un article qui approfondit le sujet.

Anti-démarrage

Définition : L’anti-démarrage, ou antidémarrage, est un dispositif électronique qui empêche le démarrage d’un véhicule sans sa clé ou un autre moyen de déverrouillage appairé. Il repose le plus souvent sur une puce intégrée à la clé et reconnue par le calculateur moteur.

L’anti-démarrage fait partie de l’unité de contrôle du moteur et fonctionne avec la clé de contact. La clé et le véhicule disposent chacun d’un émetteur et d’un récepteur, appelés transpondeurs, qui échangent un code à chaque tentative de démarrage. Si le code reçu n’est pas celui attendu, le système coupe l’alimentation du démarreur ou de l’arrivée de carburant, et le moteur ne peut pas démarrer.

Au quotidien, l’anti-démarrage se fait oublier tant que la clé est reconnue. Une clé neuve ou de remplacement doit être appairée au véhicule pour fonctionner, ce qui demande un outil adapté. En cas de défaut, un témoin peut s’allumer au tableau de bord et le moteur refuse de démarrer ou cale aussitôt, ce qui oriente le diagnostic vers la clé, son transpondeur ou le calculateur.

Désactiver l’anti-démarrage, par exemple lors du remplacement ou de la reprogrammation d’un calculateur, supprime une protection contre le vol. La généralisation du système a fortement réduit le nombre de vols, sans offrir de protection totale. Toute intervention doit être confiée à un professionnel capable de rétablir la fonction.

On rencontre l’anti-démarrage sous des noms commerciaux variés selon les constructeurs, y compris chez les fabricants de motos. Il travaille avec le calculateur moteur, la clé à transpondeur et les outils de diagnostic qui permettent d’appairer les clés. Les technologies de codage les plus récentes protègent aussi le système contre la copie électronique des clés de contact.

Pour aller plus loin : Enlever manuellement votre anti-démarrage Clio 2 avant une reprogrammation moteur

BSR

Définition : Le BSR (brevet de sécurité routière) correspond à la catégorie AM du permis de conduire. Il autorise, dès 14 ans, la conduite d’un cyclomoteur, comme un scooter de 50 cm³, ou d’un quadricycle léger à moteur, comme une voiturette.

Le brevet de sécurité routière a été créé en 1996 pour mieux former les adolescents à la conduite des deux-roues motorisés. Depuis le 19 janvier 2013, il correspond à la catégorie AM du permis de conduire européen. Il est délivré sous la forme d’un titre de conduite au format carte bancaire, comme les autres catégories de permis.

Pour l’obtenir, il faut d’abord valider la partie théorique, avec l’attestation scolaire de sécurité routière de premier ou de second niveau, ou l’attestation de sécurité routière. Vient ensuite une formation pratique d’au moins huit heures, sur deux jours au minimum et sans dépasser quatre heures par jour, en option cyclomoteur ou en option quadricycle léger à moteur. Il n’y a pas d’examen final.

L’attestation remise en fin de formation permet de conduire en France pendant quatre mois seulement. Au-delà, il faut détenir le titre. Les personnes nées avant 1988 n’ont pas besoin de titre pour ces véhicules, et le titulaire d’une autre catégorie de permis, comme le permis B, n’a pas à passer le BSR. Les tarifs de la formation pratique sont libres et varient selon l’école de conduite.

Le BSR ouvre l’accès à la voiture sans permis, qui est en réalité un quadricycle léger relevant de cette catégorie AM pour les conducteurs nés à partir de 1988. Il s’inscrit dans le parcours de formation routière, entre les attestations scolaires et les permis suivants, comme le permis A1 pour les motos légères ou le permis B pour la voiture.

Pour aller plus loin : Prix BSR : découvrez combien coûte un BSR en France

Certificat d’immatriculation

Définition : Le certificat d’immatriculation, longtemps appelé carte grise, est le document qui matérialise l’autorisation de circuler d’un véhicule immatriculé et permet de l’identifier. Il mentionne notamment le numéro d’immatriculation, le véhicule et son titulaire.

La carte grise est apparue en France en 1901, sous la forme d’un récépissé de déclaration délivré par la préfecture de police. Le document actuel indique le numéro d’immatriculation, la marque du constructeur, le numéro de série du véhicule, la date de première mise en circulation, ainsi que l’identité et l’adresse du titulaire. Sa non-présentation peut entraîner l’immobilisation du véhicule.

En cas de perte, de vol ou de détérioration, le titulaire ou le cotitulaire demande un duplicata, en ligne ou auprès d’un professionnel de l’automobile habilité. Il est possible de mandater une autre personne. La démarche ne se fait plus en préfecture. En fin de procédure, un certificat provisoire d’immatriculation permet de circuler pendant un mois, en France uniquement.

Un véhicule qui porte encore une immatriculation de l’ancien format, avec le numéro du département à la fin, reçoit un nouveau numéro au format actuel lors de la demande de duplicata, ce qui impose de changer les plaques. Une preuve de contrôle technique à jour peut être demandée selon l’âge du véhicule. Les justificatifs doivent être prêts sous forme numérique avant de lancer la démarche.

Le certificat d’immatriculation se rattache au système d’immatriculation des véhicules, qui attribue un numéro à vie, et à la plaque d’immatriculation, qui doit reprendre ce numéro à l’identique. Il intervient aussi lors de la vente du véhicule, d’un changement d’adresse ou d’un retrait de la circulation, des démarches qui donnent lieu à une mise à jour du titre.

Pour aller plus loin : Coût et démarches pour obtenir un duplicata de carte grise : toutes les infos essentielles

Extension de garantie

Définition : L’extension de garantie est un contrat qui prolonge la garantie commerciale du constructeur au-delà de sa durée initiale. Payante et facultative, elle fonctionne comme une assurance contre les pannes et s’ajoute aux garanties légales dues par le vendeur.

La garantie constructeur est une garantie commerciale, c’est-à-dire un engagement volontaire du fabricant ou du vendeur, qui n’est pas obligatoire et peut être gratuite ou payante. L’extension en prolonge la durée en échange d’une cotisation dont le montant est connu au moment de la souscription. Elle repose sur une logique d’assurance, puisqu’elle n’est utile que si une panne couverte survient.

Pour l’automobiliste, l’intérêt dépend du modèle, de son kilométrage annuel et du coût des réparations susceptibles d’intervenir après la fin de la garantie d’origine. Le contrat précise les organes couverts, la prise en charge de la main-d’œuvre et des pièces, les plafonds d’indemnisation et les conditions d’entretien à respecter, souvent dans le réseau agréé ou selon le carnet du constructeur.

Les exclusions sont le point à lire en priorité. Un contrat peut écarter les pièces d’usure ou réduire la prise en charge avec l’âge ou le kilométrage du véhicule. Un entretien non conforme au programme prévu peut entraîner un refus. Comparer plusieurs offres à garanties identiques évite de payer une couverture qui fait doublon.

L’extension de garantie ne remplace pas les garanties légales. La garantie légale de conformité s’applique lorsqu’un vendeur professionnel vend à un consommateur, avec une action à engager dans les deux ans suivant la délivrance du bien. La garantie contre les vices cachés vaut aussi entre particuliers et pour un véhicule d’occasion, l’action devant être intentée dans les deux ans suivant la découverte du vice.

Pour aller plus loin : Extension de garantie : ce qui est inclus et à quel prix !

Indice de charge

Définition : L’indice de charge est le nombre inscrit sur le flanc d’un pneu qui indique la charge maximale qu’il peut porter. Dans le marquage 195/65 R 15 91 H, l’indice 91 correspond à 615 kg. Il est suivi du code de vitesse.

Le marquage d’un pneu se lit dans un ordre fixe. Dans l’exemple 195/65 R 15 91 H, 195 est la largeur en millimètres, 65 la série, soit la hauteur du flanc en pourcentage de la largeur, R la structure radiale et 15 le diamètre de jante en pouces. Viennent ensuite l’indice de charge, ici 91, soit 615 kg, puis le code de vitesse, ici H, qui correspond à 210 km/h.

Lorsqu’on change de pneus ou qu’on envisage une autre dimension, l’indice de charge fait partie des valeurs à comparer avec la monte d’origine indiquée par le constructeur. Un pneu dont l’indice est inférieur à celui d’origine supporte une charge plus faible, ce qui pose un problème sur un véhicule chargé, un break ou un utilitaire. L’indice se vérifie en même temps que la dimension et le code de vitesse.

L’indice de charge est un code et non une masse en kilogrammes. Il se convertit à l’aide d’un tableau de correspondance, et deux pneus de même dimension peuvent porter des indices différents selon leur conception, par exemple en version renforcée. Sur un même essieu, les deux pneus doivent avoir la même dimension et la même structure.

La monte équivalente consiste à remplacer une dimension par une autre, de diamètre extérieur proche, sans fausser le compteur ni gêner dans les passages de roue. L’indice de charge se rapproche aussi de la pression des pneus, car un pneu porte sa charge nominale lorsqu’il est gonflé à la pression prévue, et du PTAC du véhicule, qui fixe la masse que les pneus doivent supporter.

Pour aller plus loin : Simulateur dimension pneus Pifauto.com : la méthode simple pour valider une monte équivalente

Ligne d’échappement

Définition : La ligne d’échappement est l’ensemble des éléments qui collectent les gaz brûlés à la sortie du moteur thermique, les dépolluent, atténuent leur bruit et les évacuent à l’arrière du véhicule. Elle va du collecteur jusqu’au silencieux.

Les gaz brûlés sont recueillis par le collecteur d’échappement, fixé à la culasse. Ils passent devant une première sonde à oxygène, dite sonde lambda, traversent le catalyseur qui réduit certains polluants, sont de nouveau analysés par une seconde sonde, puis assourdis par le silencieux. Un pot de détente stabilise la pression, et un pré-silencieux complète parfois le dispositif.

À l’usage, la ligne d’échappement se signale surtout par le bruit. Un sifflement, un grondement plus fort que d’habitude ou un claquement sous le plancher annoncent souvent une fuite, un élément percé par la corrosion ou une fixation usée. Un contrôle visuel sur pont permet de repérer les traces de suie, la rouille ou une pièce qui touche la carrosserie.

Les supports en caoutchouc qui suspendent la ligne vieillissent et laissent l’échappement cogner contre le châssis. Une fuite avant les sondes fausse aussi les mesures transmises au calculateur. Les pièces de remplacement doivent rester homologuées.

La ligne d’échappement relève de la dépollution, avec le pot catalytique rendu obligatoire sur les véhicules neufs dans un nombre croissant de pays depuis la fin des années 1990, et le filtre à particules qui équipe de plus en plus de moteurs diesel. Le diagnostic embarqué surveille d’ailleurs les sondes et le catalyseur. L’entretien courant compte aussi, car la corrosion et les chocs sous la caisse finissent par l’endommager.

Pour aller plus loin : Causes des claquements du pot d’échappement et solutions adaptées

mph

Définition : Le mph (mile per hour, ou mille par heure, noté aussi mi/h) est une unité anglo-saxonne de vitesse. Un mph correspond à 1,609344 km/h. Il sert notamment à indiquer les limitations de vitesse au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Le mile terrestre, que l’on appelle mille en français, mesure 1 609,344 mètres. Un véhicule qui roule à 1 mph parcourt donc cette distance en une heure. L’unité appartient aux systèmes de mesure anglo-saxons, alors que la France et la majorité des pays utilisent le kilomètre par heure. Le mile terrestre ne doit pas être confondu avec le mille marin, d’environ 1 852 mètres, qui sert à définir le nœud.

Pour un conducteur français qui loue ou conduit une voiture au Royaume-Uni ou aux États-Unis, les panneaux de limitation affichent des valeurs en mph. Pour convertir, on multiplie par 1,609 environ. Une limitation à 65 mph correspond ainsi à un peu moins de 105 km/h. Pour un calcul de tête, multiplier par 1,6 donne un ordre de grandeur suffisant au volant.

L’erreur la plus courante consiste à lire une valeur en mph comme si elle était en km/h : on roule alors beaucoup trop lentement, ou l’on sous-estime sa vitesse en lisant le compteur. Il faut aussi vérifier l’unité affichée par le compteur du véhicule loué, et ne pas confondre les chiffres de la graduation principale avec ceux de la graduation secondaire lorsque les deux unités figurent sur le cadran.

Le mph reste en usage pour la circulation routière dans plusieurs pays et territoires, dont les États-Unis, le Royaume-Uni et certaines îles des Caraïbes. En navigation maritime et aérienne, la vitesse s’exprime en nœuds, c’est-à-dire en milles marins par heure.

Pour aller plus loin : Mph kph : comprendre les unités de vitesse en un exemple concret

OBD

Définition : L’OBD (On-Board Diagnostics, ou diagnostic embarqué) désigne le système d’autodiagnostic intégré aux véhicules à moteur. Il surveille les organes qui influencent les émissions polluantes et signale les dysfonctionnements, que l’on lit en branchant un outil sur la prise OBD.

Le diagnostic embarqué s’est développé avec l’électronique automobile à partir des années 1980, autour du calculateur qui gère le moteur. La norme OBD-II est devenue obligatoire pour les voitures vendues aux États-Unis en 1996, puis l’Union européenne a imposé sa version, l’EOBD, aux véhicules à essence à partir de 2001 et aux diesels à partir de 2004.

Concrètement, une valise de diagnostic se branche sur la prise OBD, placée en général sous le tableau de bord. Il peut s’agir d’un scanner universel multimarque, d’un outil propre à un constructeur ou d’un petit boîtier relié à une application sur smartphone. L’outil lit les défauts enregistrés par les calculateurs et aide le garagiste ou le particulier à orienter la réparation.

Un outil universel donne accès aux fonctions communes de l’OBD, mais pas toujours aux fonctions propres à une marque, comme certains réglages ou l’apprentissage de pièces neuves. Un code de défaut indique un symptôme, pas forcément la pièce à remplacer. Effacer un défaut sans en traiter la cause ne fait que masquer le problème, qui finit en général par revenir.

L’OBD concerne aussi le calculateur moteur, les normes d’émissions et le contrôle technique. En Europe, la réglementation impose que les informations du système OBD et les données de réparation soient accessibles aux réparateurs indépendants, et pas seulement au réseau du constructeur. Les logiciels de diagnostic des marques s’appuient sur cette prise pour dialoguer avec l’ensemble des calculateurs.

Pour aller plus loin : Comment New Dialogys simplifie le diagnostic sur les Renault récentes ?

Permis A2

Définition : Le permis A2 est la catégorie du permis de conduire qui autorise, dès 18 ans, la conduite d’une moto d’une puissance de 35 kW au plus, soit 47,5 ch. C’est aussi l’étape préalable pour obtenir ensuite le permis A, sans limite de puissance.

Le permis A2 couvre les motos dont la puissance ne dépasse pas 35 kW et dont le rapport puissance sur poids reste inférieur ou égal à 0,2 kW/kg. Une moto bridée pour entrer dans cette catégorie ne doit pas provenir d’un modèle de plus de 70 kW, soit le double de la puissance autorisée. Le permis A2 permet aussi de conduire les motos de la catégorie A1.

Le candidat passe d’abord l’épreuve théorique moto, avec 40 questions dont au moins 35 bonnes réponses exigées, puis l’épreuve pratique en deux phases, hors circulation sur plateau puis en circulation. La formation pratique dure au minimum 20 heures, dont 8 sur piste et 12 sur route. L’inscription peut se faire par une auto-école ou directement en ligne.

Après deux ans de permis A2, une formation de 7 heures, sur une journée, permet d’accéder au permis A. Elle peut être suivie dans les trois mois qui précèdent cette date anniversaire. Elle ne comporte pas d’examen, mais l’attestation de suivi ne suffit pas pour conduire une moto de plus de 35 kW : il faut attendre la validation de la demande de permis.

Le permis A2 s’insère entre le permis A1, réservé aux motos légères, et le permis A, accessible à partir de 20 ans pour une moto de plus de 35 kW. Il est souvent associé au bridage, qui ramène un modèle plus puissant dans les limites de la catégorie, à condition que sa puissance d’origine ne dépasse pas 70 kW.

Pour aller plus loin : Obtention du permis A directement sans passer par le A2

Plaque d’immatriculation

Définition : La plaque d’immatriculation est la plaque fixée à l’avant et à l’arrière d’un véhicule qui affiche son numéro d’immatriculation. Elle permet d’identifier le véhicule et, par un code international, le pays où il a été immatriculé.

En France, le système d’immatriculation des véhicules, le SIV, est entré en vigueur le 15 avril 2009 pour les véhicules neufs et le 15 octobre 2009 pour les véhicules d’occasion. Le numéro compte deux lettres, trois chiffres et deux lettres séparés par des tirets. Il est attribué au véhicule pour toute sa vie et ne change plus en cas de vente ou de déménagement.

Les plaques françaises portent des caractères noirs sur fond blanc rétroréfléchissant. À gauche, une bande bleue contient la lettre F sous les étoiles du drapeau européen. À droite, une bande similaire affiche un numéro de département et le logo de la région. Les véhicules immatriculés avant 2009 peuvent garder l’ancien format tant qu’aucune démarche n’a imposé un nouveau certificat.

Pour reconnaître l’origine d’un véhicule étranger, on lit le signe distinctif du pays d’immatriculation, composé d’une à trois lettres. Ces codes sont attribués par la Commission économique pour l’Europe des Nations unies, dans le cadre des conventions de Genève de 1949 et de Vienne de 1968. Certains codes coïncident avec les codes de pays de la norme ISO, d’autres non, ce qui explique des confusions fréquentes.

Dans l’Union européenne, une plaque au format commun de l’Union, avec sa bande bleue, dispense d’apposer un signe distinctif séparé. Hors de cette zone, un autocollant ou une plaque ovale blanche portant le code du pays peut être exigé à l’arrière. Le numéro de la plaque doit correspondre exactement à celui du certificat d’immatriculation.

Pour aller plus loin : Plaque immatriculation L, quel pays : les indices pour ne plus jamais hésiter

Pression des pneus

Définition : La pression des pneus est la pression de l’air contenu dans chaque pneumatique, fixée par le constructeur du véhicule. Elle conditionne l’adhérence, la tenue de route, l’usure de la bande de roulement et la consommation de carburant.

Un pneumatique se déforme légèrement à chaque tour de roue au contact de la chaussée. La pression de l’air maintient sa forme et répartit la charge sur la bande de roulement. Elle se mesure à froid, avant de rouler, car l’échauffement du pneu fait monter la valeur lue au manomètre et fausse la comparaison avec les valeurs de référence.

Pour l’automobiliste, le contrôle consiste à comparer la pression mesurée avec celle préconisée par le constructeur pour le modèle et la dimension de pneu montée. Les valeurs diffèrent souvent entre l’avant et l’arrière, et entre une utilisation à vide et une utilisation chargée ou avec passagers. Un contrôle régulier, et avant chaque long trajet, permet de corriger les pertes lentes.

Un pneu sous-gonflé subit une déformation plus forte des flancs. Il s’use plus vite, tient moins bien la route sous la pluie, chauffe davantage avec un risque accru d’éclatement et fait augmenter la consommation. Un pneu surgonflé s’use au centre de la bande de roulement, offre une surface de contact réduite et perd en confort comme en adhérence. Dans les deux cas, la distance de freinage s’allonge.

Les véhicules récents surveillent la pression grâce à un système de contrôle automatique, le TPMS en anglais, qui allume un témoin en cas de baisse. Il est obligatoire sur tous les véhicules neufs en Europe depuis novembre 2014. Ce témoin ne remplace pas une mesure au manomètre. Il faut aussi contrôler l’usure, repérable grâce aux témoins moulés dans les rainures du pneu.

Pour aller plus loin : Pression pneu Ford Fiesta : tableau, conseils et sécurité renforcée

PTAC

Définition : Le PTAC (poids total autorisé en charge) est la masse maximale qu’un véhicule chargé ne doit pas dépasser. Il comprend le poids à vide, la charge utile, le conducteur et les passagers. Il est fixé par le constructeur lors de l’homologation.

Le PTAC est déterminé par le constructeur ou l’importateur et validé lors de l’homologation du véhicule, condition pour circuler sur la voie publique. Il additionne le poids du véhicule à vide, la charge maximale de marchandises et le poids du conducteur et des passagers. La convention de Vienne parle de masse maximale autorisée, et le droit européen de masse en charge techniquement admissible.

Le PTAC détermine le permis nécessaire. Le permis B autorise la conduite d’un véhicule dont le PTAC ne dépasse pas 3,5 tonnes, ce qui couvre les voitures, la plupart des fourgons et les camping-cars de cette catégorie. Pour un utilitaire, la charge utile disponible se déduit du PTAC moins le poids à vide, ce qui permet de savoir ce que l’on peut transporter sans surcharge.

Le seuil de 3,5 tonnes sépare les véhicules légers des poids lourds. Une surcharge qui le dépasse dégrade le freinage et la tenue de route. Avec une remorque, le permis B reste valable si la remorque a un PTAC de 750 kg au plus, ou si la somme des PTAC de la voiture et de la remorque ne dépasse pas 3 500 kg. Au-delà, d’autres conditions s’appliquent.

Le PTAC ne doit pas être confondu avec le PTRA, le poids total roulant autorisé, qui ajoute au PTAC le poids que le véhicule peut remorquer. Le PTRA sert notamment à dimensionner les organes mécaniques et leur refroidissement. Pour un ensemble routier, il correspond à la plus petite valeur entre la somme des PTAC de chaque véhicule et le PTRA du véhicule tracteur.

Pour aller plus loin : Véhicules de 3,5 tonnes : caractéristiques et types disponibles

Reprogrammation moteur

Définition : La reprogrammation moteur consiste à modifier le logiciel du calculateur qui gère le moteur afin d’en changer le comportement, le plus souvent pour gagner en puissance et en couple. On parle aussi de chiptuning.

Sur les voitures modernes, le moteur est piloté par un calculateur électronique, l’ECU. Celui-ci règle en continu la quantité de carburant injectée, la pression de suralimentation du turbo et l’avance à l’allumage, à partir des capteurs qui mesurent le régime, la charge ou la quantité d’air aspiré. La reprogrammation modifie ces cartographies pour changer la réponse du moteur.

L’automobiliste y recourt pour obtenir davantage de puissance et de couple, ou pour adapter le moteur à un usage particulier, comme le remorquage. Deux approches existent. La reprogrammation réécrit le logiciel du calculateur, tandis qu’un boîtier additionnel se branche entre les capteurs et le calculateur pour modifier les signaux transmis, sans toucher au programme d’origine.

Le calculateur protège le moteur grâce à des capteurs de cliquetis, qui retardent l’allumage si la combustion devient anormale. Une cartographie trop agressive augmente les températures et les pressions dans les cylindres et sollicite davantage l’embrayage, la boîte et le turbo. Les conséquences sur la garantie constructeur et le contrat d’assurance sont à examiner avant toute intervention.

La reprogrammation touche aussi les systèmes de dépollution gérés par le même calculateur, comme la recirculation des gaz d’échappement et la régulation par la sonde à oxygène. Le calculateur se lit et s’écrit souvent par la prise OBD, et sur de nombreux modèles il partage son boîtier électronique avec l’anti-démarrage.

Pour aller plus loin : Reprogrammation moteur ou boîtier : quelle solution choisir ?

SOH

Définition : Le SOH (State of Health, ou état de santé) est l’indicateur de l’état général d’une batterie, exprimé en pourcentage de sa capacité d’origine. Sur une voiture électrique, il mesure le vieillissement de la batterie et sert de référence pour la garantie et la revente.

Le SOH est calculé par le système de gestion de la batterie, appelé BMS, qui surveille en permanence la température, le courant et l’état des cellules. Le BMS distingue l’état de santé, qui reflète l’usure à long terme, de l’état de charge, le SOC, qui indique le niveau de remplissage du moment. Une batterie peut donc être pleine à 100 % tout en ayant perdu une partie de sa capacité d’origine.

Pour un conducteur, le SOH traduit directement l’autonomie disponible par rapport au véhicule neuf. Il peut parfois être consulté sur le tableau de bord ou via un outil de diagnostic, et des certificats d’état de santé sont établis par des organismes spécialisés pour les ventes de véhicules d’occasion.

Les constructeurs garantissent généralement leurs batteries pendant plusieurs années ou un kilométrage donné, souvent huit ans ou 160 000 km, la garantie jouant lorsque la capacité tombe sous un seuil fixé au contrat, fréquemment 70 % de la capacité d’origine. Il faut donc lire les conditions exactes du contrat, car le seuil et la méthode de mesure peuvent varier. Une valeur isolée affichée par une application tierce ne vaut pas un diagnostic complet réalisé par un professionnel.

Le SOH dépend du vieillissement des accumulateurs lithium-ion, de leur chimie et de leurs conditions d’usage, comme la température et les habitudes de recharge. Il pèse dans la décision de remplacer une batterie, de la réparer par module ou de la reconditionner, et il est devenu un critère central pour estimer le prix d’une voiture électrique d’occasion.

Pour aller plus loin : Changement de batterie pour voitures électriques : modalités et conseils

Stage de pilotage

Définition : Un stage de pilotage est une séance de conduite sur circuit fermé, encadrée par des moniteurs, au volant d’une voiture de sport ou de course. Il permet de découvrir la conduite sur piste et d’en apprendre les techniques en sécurité.

Les circuits automobiles sont pour la plupart des installations permanentes, ouvertes toute l’année aux compétitions, aux roulages privés, aux séances d’essais ainsi qu’aux stages et aux écoles de pilotage. Un stage s’y déroule en général en plusieurs temps, avec une présentation du tracé et des consignes de sécurité, puis des tours de piste au volant, parfois précédés de tours de reconnaissance.

Pour un particulier, le stage est l’occasion de conduire une voiture puissante dans un cadre adapté, loin des contraintes de la route. Le moniteur, souvent assis à côté du stagiaire, guide les trajectoires, les points de freinage et le placement dans les virages. Certaines formules s’adressent aux débutants, d’autres à des conducteurs qui veulent progresser sur plusieurs sessions.

Le prix seul ne suffit pas à comparer les offres. Il faut regarder le nombre de tours réellement roulés, le modèle de voiture, la présence d’un moniteur à bord, le circuit choisi et les frais annexes. Les conditions d’assurance et de franchise en cas de dégât sur la voiture méritent une lecture attentive. Les dates et les conditions météorologiques peuvent aussi modifier le déroulement de la journée.

Le stage de pilotage s’appuie sur le circuit automobile, avec ses vibreurs, ses bacs à graviers et ses zones de dégagement qui limitent la gravité des sorties de piste. Il rejoint aussi la compétition automobile, dont il reprend les techniques de conduite, et le baptême de piste, une formule où le participant reste passager d’un pilote expérimenté.

Pour aller plus loin : Stage pilotage circuit tousenbagnole.fr : comment payer le juste prix en 2026 ?

Voiture sans permis

Définition : La voiture sans permis est le nom courant du quadricycle léger à moteur, ou véhicule de catégorie L6e. Limitée à 45 km/h et à deux places, elle se conduit dès 14 ans avec le permis AM, l’ancien BSR, pour les personnes nées à partir de 1988.

Le quadricycle léger est une catégorie européenne créée en 1992, aujourd’hui définie par le règlement de l’Union européenne n° 168/2013 et reprise dans le code de la route. Il s’agit d’un véhicule à quatre roues dont la masse à vide n’excède pas 425 kg, dont la vitesse maximale par construction ne dépasse pas 45 km/h et qui compte deux places au plus, conducteur compris.

La voiture sans permis sert surtout aux trajets courts, aux jeunes à partir de 14 ans et aux conducteurs qui n’ont pas de permis B. Le nom est trompeur, car une personne née en 1988 ou après doit détenir la catégorie AM du permis de conduire. Seules les personnes nées au plus tard le 31 décembre 1987 en sont dispensées. Dans tous les cas, le véhicule doit être assuré.

La vitesse limitée à 45 km/h impose de choisir ses itinéraires et rend la cohabitation délicate sur les routes rapides. Il ne faut pas confondre la voiturette avec le quadricycle lourd, de catégorie L7e, qui relève d’une autre catégorie de permis. Avant l’achat, il convient de vérifier la catégorie inscrite sur le certificat d’immatriculation et les conditions du contrat d’assurance.

La voiture sans permis se rattache au BSR, qui ouvre sa conduite aux plus jeunes, et à la classification européenne des véhicules légers de la famille L, qui regroupe aussi les cyclomoteurs et les quads. Plusieurs constructeurs se sont spécialisés sur ce marché, et des modèles électriques de grands groupes automobiles, comme la Citroën Ami, ont élargi le public de ces véhicules.

Pour aller plus loin : Voiture sans permis : comment ça marche avant de se lancer ?