La motorisation Hybrid 136 e-DCS6 équipe aujourd’hui une large part de la gamme Stellantis, des Peugeot 3008 et 5008 aux Citroën C4 et C5 Aircross. Son architecture mild hybrid 48 V associée à la boîte automatique à double embrayage six rapports a été calibrée avec un objectif précis : maintenir les émissions de CO2 WLTP au plus près du seuil de déclenchement du malus écologique. Le résultat, pour l’acheteur, se lit directement sur la ligne fiscale de la carte grise.
Seuil de malus CO2 en 2026 et positionnement de la Hybrid 136 e-DCS6
Depuis le 1er janvier 2026, le malus CO2 se déclenche à 108 g/km en cycle WLTP, contre 113 g/km l’année précédente. Le plafond maximal atteint 80 000 euros pour les véhicules dépassant 192 g/km. Chaque gramme compte, et les constructeurs ajustent finement les homologations de leurs motorisations pour rester du bon côté de la limite.
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Les versions Hybrid 136 e-DCS6 ont été dimensionnées pour se situer au niveau de ce seuil, voire en dessous. Sur les annonces de Peugeot 5008 Hybrid 136 e-DCS6 immatriculés fin 2024, la mention « malus écologique de 0 € non inclus dans le prix du véhicule » apparaît explicitement. La motorisation échappe donc au malus CO2 en pratique sur les millésimes récents.

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Ce positionnement n’est pas un hasard. Stellantis a calibré le système mild hybrid (moteur électrique 48 V intégré à la boîte e-DCS6, récupération d’énergie au freinage, fonction de roue libre) pour gratter les quelques grammes qui séparent un modèle taxé d’un modèle exonéré. Sur un SUV compact comme le 3008, la différence entre la version thermique pure et la version Hybrid 136 peut représenter plusieurs milliers d’euros de malus évités.
Malus au poids 2026 : pourquoi la Hybrid 136 passe sous le radar
Le malus CO2 n’est qu’une moitié de l’équation fiscale. Le malus au poids (ou taxe masse) frappe les véhicules de tourisme dont la masse en ordre de marche dépasse 1 600 kg, au tarif de 10 euros par kilogramme supplémentaire.
Les SUV hybrides rechargeables, alourdis par une batterie de traction conséquente, franchissent souvent ce seuil. Ils cumulent alors des centaines, voire des milliers d’euros de taxe poids en plus du malus CO2. La Hybrid 136 e-DCS6 adopte une approche radicalement différente : sa batterie 48 V reste légère, et les SUV compacts comme le 3008 ou le 5008 restent sous 1 600 kg.
Le bénéfice est double. Pas de malus CO2 (ou un montant symbolique selon la finition et les options), pas de malus au poids. Sur le segment des SUV familiaux, cette combinaison est difficile à trouver ailleurs qu’avec ce type d’hybridation légère.
Hybrid 136 e-DCS6 contre hybride rechargeable : comparatif fiscal concret
Le choix entre une motorisation mild hybrid et un hybride rechargeable ne se résume pas à la consommation de carburant. La fiscalité à l’achat pèse lourd dans le budget total.
- Un SUV hybride rechargeable lourd (batterie de plusieurs centaines de kilos) peut dépasser le seuil de 1 600 kg et déclencher le malus au poids, en plus d’un éventuel malus CO2 depuis la fin de l’exonération totale des PHEV en 2025.
- La Hybrid 136 e-DCS6, avec son architecture mild hybrid 48 V, conserve un poids contenu et des émissions WLTP proches ou inférieures à 108 g/km, ce qui lui permet d’échapper aux deux taxes.
- Sur un même modèle (exemple : Peugeot 3008), la différence de coût fiscal entre la version hybride rechargeable et la version Hybrid 136 peut atteindre plusieurs milliers d’euros selon la configuration.
L’hybride rechargeable conserve un avantage sur les trajets courts en mode électrique pur. En revanche, pour un acheteur qui roule principalement sur route et autoroute, la Hybrid 136 offre un bilan fiscal plus favorable sans contrainte de recharge.
Les modèles Stellantis concernés par cette motorisation
La Hybrid 136 e-DCS6 se retrouve sur plusieurs véhicules du groupe. Le Peugeot 3008, le 5008 et la Citroën C4 figurent parmi les modèles les plus visibles en concession avec cette motorisation. Le C5 Aircross la propose également. À chaque fois, les distributeurs mettent en avant le fait que ces véhicules passent les seuils du malus « sans trop de grabuge », selon la formule qui circule dans le réseau.

Ce que change le barème progressif du malus 2026
Le barème du malus CO2 2026 n’est pas linéaire. Les premiers grammes au-dessus de 108 g/km coûtent peu (quelques dizaines d’euros), mais la courbe s’accélère brutalement au-delà de 130-140 g/km. Un véhicule à 115 g/km paiera une taxe modeste, tandis qu’un modèle à 150 g/km subira un malus de plusieurs milliers d’euros.
Cette progressivité rend le positionnement de la Hybrid 136 e-DCS6 particulièrement stratégique. Un ou deux grammes d’écart sur l’homologation WLTP peuvent séparer un malus nul d’un malus de quelques centaines d’euros. Les options lourdes (jantes de grand diamètre, toit ouvrant) ou les finitions hautes peuvent faire basculer l’homologation de quelques grammes vers le haut.
Avant de signer un bon de commande, il est pertinent de vérifier l’émission exacte de la configuration choisie sur le certificat de conformité, pas seulement sur la fiche commerciale du modèle de base.
Vérifier le malus réel avant achat : les points à contrôler
- Le taux d’émission WLTP exact de la version configurée (avec options et finition retenues), qui peut différer du chiffre affiché pour la version de base.
- La masse en ordre de marche figurant sur le certificat de conformité, pour anticiper un éventuel malus au poids si le véhicule approche les 1 600 kg.
- Le millésime d’immatriculation : le barème du malus s’applique à la date de première immatriculation, pas à la date de commande. Un véhicule commandé en décembre mais immatriculé en janvier relève du barème de l’année suivante.
Sur le marché de l’occasion récente, les Hybrid 136 e-DCS6 immatriculées depuis fin 2024 affichent généralement un malus nul, ce qui constitue un argument de revente non négligeable face à des thermiques pures du même segment soumises à plusieurs centaines d’euros de taxe.
La motorisation Hybrid 136 e-DCS6 n’efface pas le malus par magie. Elle résulte d’un calibrage technique serré entre puissance, poids et émissions, pensé pour les seuils fiscaux actuels. Tant que le barème reste dans sa trajectoire annoncée, cette architecture mild hybrid conserve un avantage fiscal net sur les SUV compacts et familiaux de Stellantis.

