Un chiffre choque encore : le tarif d’un BSR peut varier du simple au double selon l’auto-école choisie, la région, ou les options glissées dans le forfait. Depuis 2013, décrocher le Brevet de Sécurité Routière passe par la formation au permis AM, indispensable pour enfourcher un cyclomoteur dès 14 ans. Les tarifs affichés ? Ils n’ont rien d’universel. Chaque établissement fixe ses propres prix, et la note peut grimper vite, notamment à Paris ou dans les grandes villes. Pour certains jeunes ou familles au budget serré, des aides existent mais restent trop souvent méconnues. Démarches, durée, documents : chaque école a sa recette, ce qui brouille encore un peu plus la donne.
Le BSR en 2025 : à quoi sert-il et qui est concerné ?
Le brevet de sécurité routière (BSR) marque une étape décisive pour les adolescents en quête d’indépendance motorisée. Accessible dès 14 ans, il ouvre la porte à la catégorie AM du permis de conduire, permettant de rouler légalement en scooter 50 cm³, moto légère ou voiturette sans permis classique, avec un cadre strict pour la sécurité routière.
Voici à qui s’adresse spécifiquement la formation BSR :
- les jeunes nés après 1988 qui souhaitent piloter un deux-roues motorisé de petite cylindrée,
- ceux qui ont pour objectif de conduire une auto sans permis (quadricycle léger),
- les novices de la route, attirés par la mobilité accessible dès le début de l’adolescence, qu’ils vivent en ville ou à la campagne.
Intégré au permis AM, le BSR ne s’improvise plus. La formation, désormais complète, alterne théorie et pratique : maîtrise du deux-roues, gestion des dangers, respect de tous les usagers. Après sept heures de modules variés (circulation, notions de mécanique, prévention), seules les écoles et moto-écoles agréées peuvent délivrer cette certification.
La sécurité routière BSR s’impose donc à quiconque veut prendre la route avant 18 ans, sans déroger à la règle. C’est aussi le moyen d’acquérir les bases solides avant de viser plus haut, comme le passage ultérieur à d’autres catégories de permis ou à des véhicules plus puissants.
Combien coûte réellement le BSR en France cette année ?
Le prix BSR dépend fortement de l’auto-école sélectionnée, avec des écarts parfois frappants selon l’adresse et la région. En 2024, la plupart des formations affichent un prix compris entre 150 et 400 euros. Ce montant couvre l’ensemble des sept heures réglementaires, la supervision d’un moniteur qualifié, le prêt du deux-roues ou de la voiturette, et les supports pédagogiques nécessaires.
En région parisienne, la note grimpe facilement à 400 euros, alors qu’en province, la fourchette se resserre entre 170 et 300 euros. Plusieurs moto-écoles appliquent des réductions pour des cours en groupe ou pendant les périodes moins chargées, une astuce à ne pas négliger pour alléger la note.
Voici les éléments principaux qui expliquent de telles variations :
- la réputation de l’établissement,
- sa localisation (centre-ville, périphérie, zone rurale),
- les options incluses, comme le prêt d’un casque homologué ou d’un gilet fluorescent,
- le choix entre une moto-école spécialisée et une auto-école traditionnelle.
Si le prix BSR moto ou scooter peut sembler abordable, il faut pourtant scruter de près ce que chaque formule recouvre. Certains forfaits affichent un montant attractif mais cachent des frais complémentaires, comme la gestion administrative du dossier ou la location d’équipement. Avant de signer, demandez systématiquement le détail du prix formation BSR : la transparence n’est pas toujours automatique.
Processus d’obtention : démarches, âge requis et étapes de la formation
À partir de 14 ans, les jeunes peuvent entamer le parcours menant au BSR. Première condition : fournir une attestation scolaire de sécurité routière (ASSR 1 ou 2), obtenue au collège, ou une attestation de sécurité routière (ASR) pour les non-scolarisés. Ce justificatif reste indispensable pour démarrer la formation.
Le déroulement de la formation BSR suit un schéma précis, avec sept heures de cours divisées en plusieurs séquences concrètes. Il n’y a pas d’examen final, mais une évaluation continue menée par les formateurs. La formation s’articule autour de trois grands axes :
- Module théorique : sensibilisation aux dangers, rappels du code de la route, équipements obligatoires.
- Plateau : prise en main du véhicule, exercices à basse vitesse, freinage, évitements.
- Circulation : conduite sur route ouverte, sous la surveillance du moniteur, pour valider les compétences acquises dans des situations réelles.
La formation se déroule toujours dans une moto-école agréée, avec un accent particulier sur la sécurité routière et la responsabilisation des jeunes conducteurs. Les risques routiers sont abordés de façon concrète à chaque étape. À la fin, le moniteur remet une attestation de suivi, document clé pour faire la demande du permis AM auprès de la préfecture. Sans cette attestation, impossible de rouler légalement en scooter, cyclomoteur ou voiturette.
BSR et permis AM : différences à connaître avant de s’inscrire en centre
Le BSR, aujourd’hui désigné sous le nom de permis AM, reste l’indispensable passeport pour les jeunes voulant circuler en deux-roues ou en voiturette. Mais il ne s’agit pas seulement d’un changement de nom. Le brevet de sécurité routière, jusqu’en 2013, n’était qu’une formalité de formation, sans valeur de permis officiel. Depuis, l’administration a créé le permis AM : un véritable titre de conduite, délivré par la préfecture, reconnu sur tout le territoire français et même dans certains pays européens.
Ce que le permis AM ajoute par rapport à l’ancien BSR ? D’abord, un statut administratif solide et une traçabilité. Le conducteur reçoit une carte au format bancaire, avec photo et enregistrement officiel, à présenter lors des contrôles. L’attestation papier du BSR a disparu, seul le document du permis AM fait foi.
Côté assurance, la donne a évolué aussi. Pour souscrire une assurance responsabilité civile ou tous risques, il faut impérativement présenter le permis AM. L’attestation de formation ne suffit plus : seul le permis officiel permet de rouler légalement, sous peine d’amende ou d’immobilisation du véhicule. Les centres de formation, qu’ils relèvent d’auto-écoles ou de moto-écoles, guident désormais systématiquement les candidats vers cette procédure réglementaire et complète.
Au fil des années, le BSR est devenu bien plus qu’un simple passage obligé : il représente le premier vrai pas vers l’autonomie sur la route, et la promesse d’une mobilité responsable, dès l’adolescence. Qui prendra le guidon demain ?

